Le parcours historique de Bornheim

Artisanat et commerce - 1050 ans d’artisanat, de commerce et d’échanges à Bornheim
Outre la viticulture, il existait à Bornheim d’autres métiers qui assuraient aux habitants un revenu modeste. Parmi eux figuraient, par exemple, les vanniers. Ils fabriquaient des paniers pour les agriculteurs et les viticulteurs et les commercialisaient également. À cette époque, les habitants de Bornheim étaient aussi surnommés “les paniers”.
Les forgerons ferrèrent les chevaux et fabriquaient des cercles de tonneaux ainsi que des ferrures pour les portes et les fenêtres. Le charbonnier fournissait le charbon de bois nécessaire à la forge. Autrefois, le chemin du charbon passait par la bordure nord-est du ban de Bornheim vers la forêt d’Essingen. Aujourd’hui, il est connu sous le nom de “Kälberpfad”.
Le bois était le principal matériau de construction pour les maisons, les fermes et l’agriculture. Il était utilisé pour la construction des habitations, les aménagements intérieurs et les outils agricoles tels que les charrettes, les chariots, les charrues et les herses, ainsi que pour les manches de houes, de fourches et de râteaux, et pour les cuves et les tonneaux. En 1807, la commune de Bornheim planta 600 acacias dans l’actuelle zone industrielle. Ce bois résistant était notamment utilisé pour la fabrication des rayons de roues. La “Wagnerei Messerschmitt”, située en face de la mairie, est encore visible aujourd’hui et est désormais classée monument historique.
Encore en 1926, Bornheim comptait une boulangerie, deux épiceries (épices, sucre, café, thé, cacao, tabac, etc.), un tailleur, trois couturières, deux charrons, deux menuisiers, un tonnelier, la menuiserie et le commerce de bois Sommerauer, deux ferblantiers, deux coiffeurs, deux cordonniers, un peintre et le vannier Heinrich Cattor. En outre, des bouchers, des coupeurs de choux, des marchands de lait et des maçons gagnaient un revenu supplémentaire en exerçant des activités secondaires.
En 1953, le conseil municipal de Bornheim décida d’aménager, au sud de la ligne ferroviaire, des terres peu fertiles en zone commerciale. Cette décision s’avéra être un véritable coup de chance pour la commune. En quelques décennies, un village agricole tranquille se transforma en une commune prospère.